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Regard du terrain :

23 juillet 2026 Études de cas Infos Projets

« Il faut oser aller sur le terrain : c’est là qu’on comprend vraiment le projet. »

D’abord impliquée sur les appels d’offres, Ines Souissi a choisi de rejoindre le chantier Amaala pour découvrir la réalité du terrain. Aujourd’hui mobilisée comme Mob/Demob Engineer, elle partage son expérience au plus près des opérations.

Quel a été ton rôle sur le projet Amaala ?

Mon rôle consiste à préparer, organiser et superviser les opérations de mobilisation et de démobilisation des équipements transférés entre la zone terrestre et la barge. J’interviens sur l’ensemble des étapes onshore en amont d’une mobilisation ainsi que durant la mobilisation elle-même. Cela inclut l’assemblage des éléments à terre, la vérification de leur conformité, la coordination avec les équipes et les sous-traitants, ainsi que la gestion des interfaces avec les autorités portuaires..

À quoi ressemble une journée type sur le terrain ?

Une journée commence par beaucoup de préparation et de vérifications : s’assurer que les équipements sont disponibles, que les séquences sont prêtes et que les conditions permettent d’avancer. Ensuite, il y a le suivi des opérations, la coordination avec les équipes et une vigilance permanente sur le bon déroulement du montage et de la mobilisation.

Quelles sont les principales contraintes sur ce chantier ?

La principale difficulté, c’est que tout doit être très bien préparé en amont. La mobilisation sur la barge est un moment critique : il faut garantir la disponibilité des équipements, des accès portuaires, des équipes et des moyens de levage. La moindre évolution du planning ou des conditions prévues peut modifier l’organisation et impacter les coûts.

Qu’est-ce que cette expérience terrain t’a appris ?

Beaucoup de choses ! Elle m’a permis de mieux comprendre la réalité du projet : ses contraintes, le rythme des opérations et la façon dont les équipes s’organisent au quotidien. J’ai gagné en autonomie, en responsabilités et en vision d’ensemble du métier. Elle m’a aussi permis de renforcer ma pratique de l’anglais technique, indispensable pour travailler efficacement avec les équipes et les partenaires internationaux.

Quel conseil donnerais-tu à un jeune qui hésite à aller sur chantier ?

Je lui dirais d’oser. Aller sur chantier permet de comprendre un projet beaucoup plus vite et beaucoup plus concrètement. On apprend au contact direct des opérations et des équipes. C’est exigeant, mais c’est aussi ce qui rend l’expérience formatrice et enrichissante.

Quel message aimerais-tu adresser aux jeunes femmes qui se demandent si ce type de métier est fait pour elles ?

Je leur dirais de ne pas se mettre de barrières. Ces métiers leur sont pleinement accessibles. Ce qui compte avant tout, c’est l’envie d’apprendre et de progresser. Il faut oser franchir le pas, d’autant plus que les femmes sont bien accueillies et respectées, contrairement aux idées reçues que l’on pourrait avoir.