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Regard du terrain : Benoit Vivier, Field Manager raconte le projet Marine XII

5 mai 2026 Études de cas Infos Projets

Quelques mois après la livraison de Marine XII, Geocean revient sur ce projet à travers le témoignage de Benoit Vivier, Field Engineer sur le projet Marine XII.

Geocean est intervenu sur la phase offshore particulièrement sensible du projet FLNG, au large de Pointe-Noire. Mené à 33 mètres de profondeur et à 17 kilomètres des côtes, le projet a mobilisé des moyens navals lourds pour installer le système d’ancrage du FLNG et le transport du gaz. Benoît Vivier, Field Engineer, revient sur une opération marquée par une forte exigence technique et une grande précision d’exécution.

 

Quel souvenir gardez-vous du projet Marine XII ?

Je retiens avant tout une très belle expérience offshore. C’était un projet intense, avec de très beaux levages et une vraie exigence opérationnelle sur plusieurs phases clés. Dans ce contexte, il fallait rester concentré, avoir un regard critique et avancer collectivement à chaque étape.

Qu’est-ce qui rendait ce projet particulièrement sensible ?

Marine XII était un défi technique exceptionnel. Le projet reposait sur une succession d’opérations sous-marines très structurantes : installation d’un gabarit de la base, mise en place d’un casing, forage, cimentation des trois piles d’ancrage, puis installation du yoke et du riser. Chaque étape avait ses exigences dédiées : météo adaptée, coordination spécifique entre les équipes, spécifications techniques, visibilité et mesures sous-marines etc.. La verticalité des piles, la qualité de leur fixation et le positionnement des différents éléments conditionnaient la suite des opérations et la stabilité de l’ensemble. D’ailleurs, les rapports d’installation du projet soulignent souvent une précision presque millimétrique pour garantir l’alignement quasi parfait des piles, dans un sol assez dur tout en évoluant dans un environnement offshore complexe.

Quel a été le principal défi sur le terrain ?

Le principal défi a été de suivre et piloter des opérations exigeantes, avec une méthode d’installation peu courante et des ajustements techniques à prendre en compte en temps réel. Cela a nécessité une grande rigueur d’exécution, une coordination étroite entre le site et le bureau, et une capacité d’adaptation permanente sur le terrain.

Qu’est-ce qui faisait la spécificité technique de Marine XII ?

Le projet présentait une vraie singularité dans sa méthode d’installation. Pour la première fois, le système de yoke était installé avec des piles forées et groutées. Cette méthode a démontré son efficacité et sa pertinence, tout en mettant en évidence des leviers d’optimisation pour l’avenir.

En quoi la coordination était-elle déterminante ?

Le projet reposait sur une coordination très fine entre de nombreux intervenants, des opérations logistiques lourdes à terre et des activités offshore très techniques. L’objectif était d’assurer une exécution de qualité, sans perdre le rythme du planning. La jack-up barge est d’abord intervenue pour l’installation des piles d’ancrage, en alternant forage, opérations sous-marines et levages de colis approvisionnés par PSV, avec un enjeu fort de synchronisation. Le HLV a ensuite pris le relais pour l’installation de la base, du yoke et du riser. Tout au long des opérations, les plongeurs et le ROV ont également joué un rôle essentiel pour les contrôles, les ajustements et certaines connexions sous-marines. Cette coordination précise entre moyens et expertises a été indispensable à la bonne conduite du projet.

Qu’est-ce que ce projet dit, selon vous, du travail mené par les équipes ?

Il montre une vraie capacité d’adaptation aux réalités du chantier. Malgré la complexité technique et des tolérances d’installations très réduites, les équipes ont su venir à bout d’ opérations peu communes grâce à leur engagement, leur sang-froid et leur cohésion.